3 questions à… Simon Cau, Cofondateur et directeur artistique d’Artify

Ajouté le 13 mai 2019, par Stéphanie de Pierrepont
3 questions à… Simon Cau, Cofondateur et directeur artistique d’Artify

Grâce au dispositif d’Artify, les visiteurs de l’exposition « Willy Ronis par Willy Ronis » ont eu accès à la totalité des albums du photographe. Avec nos remerciements au pavillon Carré de Baudouin.
Grâce à Artify, les visiteurs de l’exposition Willy Ronis par Willy Ronis ont eu accès à la totalité des albums du photographe.
Grâce au dispositif d’Artify, les visiteurs de l’exposition « Willy Ronis par Willy Ronis » ont eu accès à la totalité des albums du photographe. Avec nos remerciements au pavillon Carré de Baudouin. ©Artify

Galeriste et commissaire d'exposition passionné d'art, Simon Cau a tout d’abord créé sa galerie avant de s’associer à Christophe Roux pour fonder Artify. Artify est une strat-up lavalloise qui propose aux entreprises un service de diffusion d’œuvres d’art numérisées sur écran ultra-haute définition mat connecté.

Pourriez-vous vous présenter et présenter votre parcours ?

Je suis cofondateur et directeur artistique d’Artify, start-up qui met l’innovation technologique au service de l’art.
 
Nous proposons aux entreprises d’exposer dans leurs locaux, des œuvres d’art numérisées sur un écran ultra-haute définition mat que nous nommons sciemment « écrin digital ». Ce terme d’écrin emprunté à la joaillerie et au luxe souligne le niveau d’excellence que nous cherchons à atteindre et le respect que nous portons à l’œuvre comme à l’artiste.

J’ai tout d’abord suivi un parcours classique en classe préparatoire littéraire. Venant d’un milieu familial qui m’a transmis l’amour de la culture littéraire, du cinéma, de la musique et des arts visuels, j’appréciais déjà l’art. C’est en suivant des cours sur l’art et l’esthétique, que j’ai développé une véritable passion pour l’art, jusqu’à vouloir travailler dans le secteur et transmettre au public l’amour de l’art tel qu’il m’a happé.

En 2008, ne sachant comment m’y prendre, j’ai paradoxalement intégré l’École Supérieure de Commerce de Lille qui a fusionné l’année suivante avec le Ceram Sophia- Antipolis pour devenir Skema Business School.
 
En parallèle de mes études, j’ai effectué des stages qui m’ont conforté dans ce choix de travailler dans le secteur de l’art, d’être au contact des artistes, de découvrir leur processus créatif et de les accompagner. En 2013, j’ai créé ma galerie nomade. Pendant cinq ans, j’ai monté des projets d’exposition dans des lieux variés : appartement, ancien garage automobile, ancienne pharmacie… L’idée étant d’amener le public à la découverte de l’art par le biais de lieux qu’il fréquente dans un tout autre contexte et de faciliter ainsi sa rencontre avec l’œuvre.
 
De fil en aiguille, via le réseau des anciens élèves, j’ai rencontré Christophe Roux. Christophe a un profil très différent du mien, avec une expérience de 8 ans dans une grande société de conseil, PwC et 8 ans dans la finance d’entreprise, notamment dans une maison de luxe, la Maison Baccarat.
 
À côté de ça, il nourrit une passion pour les nouvelles technologies, les objets connectés et l’univers des start-ups.
Sachant que je suis entrepreneur et passionné d’art, il me parle naturellement de son idée : celle d’entreprendre dans le monde de l’art. Nous échangeons sur un premier projet qui consiste à mettre des œuvres d’art sur écran. Mais, travaillant moi-même avec des œuvres originales, des œuvres réelles, je ne suis pas pleinement convaincu.
 
Nous gardons le contact jusqu’à une première collaboration, en 2016, dans le cadre du programme de pré-incubation Idenergie à Laval Mayenne Technopole. Collaboration qui aboutira par la suite à la création d’Artify, fin 2017.
 

Pourriez-vous présenter la solution Artify ?

Avec Artify, nous poursuivons un objectif : mettre la technologie au service de l’art pour le bien-être de nos publics. Aujourd’hui, ça prend la forme d’un premier produit, un tableau digital connecté qui diffuse des œuvres d’art numérisées (peintures, gravures ou photographies).

Pour une entreprise, cela se traduit par deux offres :
  • Contempler l’art : l’entreprise s’abonne à un tableau digital accompagné d’une tablette. Le tableau apporte le visuel tandis que la tablette commande le système et fournit du contenu (sur l’œuvre, l’artiste, le mouvement, le lieu d’exposition)
  • Dialoguer avec l’art : l’entreprise se voit proposer des ateliers de médiation pour ses salariés. Ces ateliers, en transmettant un certain nombre de clés de lecture sur l’art, facilitent la mise confiance, la créativité et l’ouverture d’esprit de chacun, et au-delà, la cohésion des équipes.
Ils peuvent se dérouler in-situ autour de l’écrin ou, à l’extérieur, dans le cadre d’expositions temporaires ou de collections permanentes. L’idée étant d’appliquer la même médiation participative.
 
À ce jour, notre offre s’adresse exclusivement au marché BtoB. Il est plus facile pour une entreprise en démarrage comme Artify d’identifier les besoins d’une clientèle d’entreprises ; ceux-ci seront moins dilués que dans une problématique propre aux consommateurs individuels.
 
Nous travaillons avec des entreprises privées mais aussi avec des collectivités territoriales comme la Mairie de Laval et le Conseil départemental de la Mayenne.
Nous comptons le ministère de la Culture parmi nos premiers clients. Une première collaboration nous a valu d’être qualifiés de partenaire innovant du ministère de la Culture et de la Mairie du 20e arrondissement de Paris pour l’exposition « Willy Ronis par Willy Ronis ». Cette rétrospective qui a eu lieu au Pavillon Carré de Baudouin, entre avril 2018 et janvier 2019, a accueilli près de 88 000 visiteurs.
 
Pour nous, ce projet a été décisif. Il nous a permis d’asseoir la légitimité d’Artify en répondant à l’enjeu scientifique du projet : les organisateurs avaient près de 600 photos à montrer, mais ne pouvaient en exposer physiquement que 200. Grâce à « l’écrin digital », les visiteurs ont pu consulter la totalité des photos retenues par Willy Ronis pour ses albums ainsi que ses propres commentaires.
 
Ce parcours à la fois esthétique et pédagogique, nous a permis de gagner la confiance du ministère et de déboucher il y a peu, sur une sollicitation du Mobilier national pour montrer des pièces de mobilier conservées depuis 400 ans ainsi que des créations contemporaines réalisées par l’Atelier de Recherche et de Création du Mobilier national.
 

Quel est l’enjeu majeur de votre année 2019 ?

L’année 2019 est pour nous une année charnière. Nous sommes actuellement en plein développement commercial afin d’atteindre un niveau de chiffre d’affaires suffisamment séduisant pour convaincre les investisseurs de l’intérêt du marché pour notre offre.

En effet, nous avons pour objectif de réaliser notre première levée de fonds d’ici la fin de l’année. Nous cherchons à réunir entre 300 000 et 500 000€ afin de pouvoir d’accélérer notre développement en recrutant une force commerciale et un développeur technique.

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