Banksy, l’exposition poignante

Ajouté le 28 mai 2021, par Louis Ferriole
Banksy, l’exposition poignante

« The World of Banksy », à l’espace Lafayette-Drouot (Paris IX), ouvert tous les jours jusqu’au 31 décembre 2021.
« The World of Banksy », à l’espace Lafayette-Drouot (Paris IX), ouvert tous les jours jusqu’au 31 décembre 2021.
« The World of Banksy », à l’espace Lafayette-Drouot (Paris IX), ouvert tous les jours jusqu’au 31 décembre 2021. ©Audiens Le Média

À l’Espace Lafayette Drouot, « The World of Banksy : the immersive experience » est une exposition consacrée aux œuvres du célèbre artiste britannique Banksy. Connu pour ses œuvres de rue engagées, il a fait des pochoirs et bombes de peinture ses moyens d’expression artistique. Figure anonyme, Banksy dénonce la société de consommation, les paradoxes et l’hypocrisie de notre monde, les diktats politiques et autres fléaux sociétaux. Nous l’avions visitée peu avant sa fermeture en début d’année.

Un lieu atypique

Créé en 2018, l’Espace Lafayette Drouot est un nouveau lieu d’exposition dans le IXème arrondissement de Paris, rue Faubourg Montmartre. Situé au cœur d’un quartier culturellement riche, l’Espace Lafayette-Drouot est un lieu unique et innovant. La galerie d’art a récemment accueilli l’exposition Les fans contre attaquent, consacrée à l’univers de Stars Wars. Le 13 juin 2019, l’Espace Lafayette-Drouot ouvre ses portes à l’exposition temporaire « The World of Banksy the immersive experience ». Grâce à son succès et suite aux confinements successifs, l’exposition joue d’abord les prolongations jusqu’au 30 juin 2020, et maintenant jusqu’au 31 décembre 2021. 

Voyage dans le monde de Banksy

S’étalant sur une surface de 1 200 mètres carrés et trois étages, l’exposition regroupe 51 œuvres encadrées prêtées par des collectionneurs anonymes et 42 murs peints par des artistes anonymes. Comme son nom l’indique, toute une scénographie est créée pour nous immerger dans son univers, mettant en scène ses œuvres au milieu d'objets urbains tels que des cabines téléphoniques rouges ou des boîtes aux lettres de La Poste, qui nous rappellent les rues de Londres ou de Paris. La lumière y est tamisée et un fond sonore nous plongent dans le monde de l’artiste : la nuit, dans les rues. 
Avant de descendre les escaliers pour entrer dans la bulle de l’artiste et découvrir ses œuvres, une série de ses citations sont placardées au mur. Une manière de nous introduire à sa philosophie pour mieux comprendre ce qui s’ensuit. « Si vous êtes sale, insignifiant et mal aimé, les rats seront votre seul modèle de référence » (le rat est la figure de Banksy) ; « les droits d’auteur c’est pour les perdants » ; « pour un graffeur, le succès commercial est une preuve d’échec ». La couleur est annoncée. Au gré de traces de pattes de rats géantes, nous déambulons dans l’exposition et traversons les villes : Paris, Londres, New York. Les sens éveillés et le cœur ouvert, la force des œuvres frappe droit dans le mille. Douleur devant la première œuvre : Napalm, figurant la célèbre petite fille vietnamienne courant nue, brûlée par les gaz américains, sur laquelle l’artiste a rajouté Mickey Mouse et Ronald McDonald lui tenant la main, tout enjoués, devenant presque arrogants. La suite de l’exposition est une sorte d’ascenseur émotionnel, oscillant entre humour innocent et grinçant, dénonciation légère et pesante, espoir et désespoir. Empreintes du regard aiguisé et de l’humour cynique de l’artiste, les œuvres révèlent avec justesse et subtilité les contradictions de notre monde post-moderne. C’est ainsi que nous pouvons surprendre un garde britannique, arme à terre, en train d’uriner sur un mur public, ou une colombe équipée d’un gilet pare-balle, visée par un fusil. L’artiste use de la force de la métaphore et du détournement. Dans la reconstitution de l’hôtel qu’il avait acheté et ouvert au public en face du mur de Bethléem, nous pouvons observer, au-dessus d’une tête de lit, un soldat palestinien et un israélien se battre avec des coussins. Si seulement… D’ailleurs, le mur de Bethléem et les œuvres de l’artiste qui y figuraient ont été repeints sur tous les murs de la salle d’à côté. Le sol est jonché de détritus à moitié enfouis dans le sable, de bidons d’essence vides noircis par les flammes, et des ballons de foot crevés. Après s’être imprégnés des réflexions de l’artiste, nous pouvons lire, tagué sur le dernier mur avant la sortie : « there is always hope » (il y a toujours de l’espoir). 

Pour plus d’informations et réserver vos billets, consultez le site de l’exposition.
 

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