Deuxième rendez-vous ARTIFY : retrouvez chaque semaine une œuvre commentée de leur artothèque

Ajouté le 23 avr. 2020, par ARTIFY
Deuxième rendez-vous ARTIFY : retrouvez chaque semaine une œuvre commentée de leur artothèque

Le Foyer de la danse à l'Opéra de la rue Le Peletier, Edgar Degas 1872 – Huile sur toile – 33 x 46 cm.
Le Foyer de la danse à l'Opéra de la rue Le Peletier, Edgar Degas 1872 – Huile sur toile – 33 x 46 cm.
Le Foyer de la danse à l'Opéra de la rue Le Peletier, Edgar Degas 1872 – Huile sur toile – 33 x 46 cm. ©Photo RMN-Grand Palais (musée d'Orsay) / Tony Querrec N° D’INVENTAIRE : RF1977

Pendant le confinement, Audiens Le Média s'associe avec la start-up ARTIFY pour vous proposer de découvrir chaque semaine une œuvre commentée de leur artothèque en lien avec les professions du monde de la Culture.

Cette semaine, Le Foyer de la danse à l’Opéra de la rue Le Peletier 

Le Foyer de la danse.jpg (Le Foyer de la danse à l'Opéra de la rue Le Peletier)


C’est l’heure de la répétition de danse dans le foyer, une pièce vaste et claire dont les murs ocre jaune sont ornés d’une frise à motifs dorés et de deux fausses colonnes de marbre rose. Vêtu de blanc, Louis-Alexandre Mérante, le premier maître de ballet, donne le rythme à l’aide de son bâton, tout en expliquant la suite de la chorégraphie à la jeune danseuse au ruban noir. À sa droite, un violoniste attend le signal de la reprise. 

De part et d’autre du miroir logé dans une arcade néoclassique, une nuée de jeunes filles en tutus blancs se reposent. Certaines sont appliquées, d’autres discutent, lisent un panneau ou regardent par la fenêtre. Il fait si beau dehors… C’est l’été, comme en témoignent un mouchoir blanc et l’éventail rouge posé sur une chaise.

Situé dans le prolongement de la salle de spectacles, le foyer est d’une grande sobriété, et de construction légère. Il faut dire que l’Opéra de la rue Le Peletier n’avait pas vocation à durer : il a été construit en un an seulement (de 1820 à 1821), à la suite de la disparition de celui de la rue de Richelieu, et fut complètement détruit par un incendie en 1873. En attendant la construction de l’Opéra Garnier, c’est ici que furent créés La Sylphide, Giselle, Le Corsaire, Coppélia… et tant d’autres ballets romantiques.

Edgar Degas y a ses entrées, tout comme les mères des ballerines ou les abonnés du théâtre, des messieurs aussi intéressés par la beauté de la jeunesse que par leurs entrechats. Mais le peintre, lui, recherche le mouvement, la grâce et plus encore l’expression des visages. Chacune a une attitude différente, même si l’on retrouve ici le pas de danse déjà entrevu dans La classe de danse (1870).

Sur ce sujet qu’il a maintes fois traité, Degas parvient à nous surprendre encore. Il joue avec l’espace, ouvrant le centre du tableau pour nous attirer vers le miroir… qui ne reflète pas ce qu’il y a dans la pièce. Est-ce une vitre, une ouverture ? La continuité de la barre rouge pourtant nous rassure. Mais en la suivant du regard, voilà qu’on voit double ! Dans l’embrasure de la porte, une danseuse dont on n’aperçoit qu’une jambe et une partie du tutu a exactement la même posture que celle qui répète au foyer...

L’artiste

Edgar Degas - portrait.jpg

Edgar Degas est un classique parmi les impressionnistes. Il admet lui-même qu’ “aucun art n’est aussi peu spontané” que le sien. En effet, issu d’une famille de nobles banquiers, il acquiert une culture académique à l’école des Beaux-Arts auprès d’un disciple d’Ingres

Il participe dès le début aux expositions impressionnistes et partage avec son ami Monet le choix de représenter des sujets modernes. Ainsi il analyse les nouvelles possibilités qu’offrent les éclairages artificiels pendant les spectacles et retranscrit l’impression de ces lumières acidulées dans ses tableaux. 
Alors que la tendance est au plein-air, l’artiste a l’originalité de représenter presque uniquement des scènes d’intérieur. Une de ses seules peintures d’extérieur, Le champ de course, se justifie par le spectacle social qu’il y observe. Enfin Degas emprunte à la photographie ses cadrages si particuliers. Dans l’œuvre Danseuse au bouquet, saluant sur la scène, l’artiste rogne intentionnellement la scène pour donner l’impression d’un moment capturé sur le vif.

Le mouvement

L'impressionnisme, une rupture lumineuse 
Le mot « impressionnisme » a d'abord été utilisé ironiquement par le critique d'art Louis Leroy pour moquer la peinture de Monet intitulée Impression soleil levant : « Que représente cette toile ? Impression ! Impression, j’en étais sûr. Je me disais aussi puisque je suis impressionné, il doit y avoir de l’impression là-dedans. ». 
Néanmoins le groupe dit des Impressionnistes (Monet, Manet, Degas, Renoir, Pissarro, Morisot...) survit à cette première exposition de 1874 organisée chez le photographe Nadar. Ces artistes vont défier la peinture académique en cherchant à rendre l'effet de la lumière plutôt qu'en s'attachant aux détails et à la netteté des formes. Ils ne vont pas hésiter à peindre « sur le motif », c'est à dire à l'extérieur, et à décliner le même sujet plusieurs fois. Ainsi dans les années 1880, Monet fait les premières peintures en série avec ses Meules ou ses Cathédrales de Rouen
Si l'Impressionnisme est considéré comme le premier mouvement moderne c'est que les artistes ne s'intéressent plus aux sujets historiques de la Grande peinture. Ils s'attachent davantage aux problèmes optiques et aux enjeux picturaux en observant les variations de la lumière naturelle à la manière de scientifiques.

Le lieu d’exposition

Art Institute of Chicago.jpg

Ouvert au public depuis 1879, l’Art Institute of Chicago abrite aujourd’hui l’une des plus importantes collections d’art des États-Unis.
Pour l’Exposition Universelle de 1893, la ville construit un nouveau bâtiment pour accueillir les nouvelles collections de l’Art Institute. Au fur et à mesure, il connait de nombreux agrandissements, jusqu’au dernier en 2005.
Le musée est connu pour sa grande collection de peintures impressionnistes et postimpressionnistes. On peut notamment y admirer des œuvres de Seurat, Caillebotte, Renoir, Monet ou encore Van Gogh.

 

Ancien résident de la Nurserie du Réseau Culture & Innovation d'Audiens, ARTIFY est une start-up qui propose aux entreprises la première solution connectée de diffusion d’œuvres d'art numérisées.  
Elle répond ainsi aux enjeux d'amélioration de la Qualité de Vie au Travail dans un contexte de quête de sens des clients et collaborateurs.   

Afin de rompre l'isolement et de favoriser l'intelligence collective en temps de confinement, ARTIFY lance également un nouveau concept, les "ARTY HOURS". Il s'agit d'une adaptation en ligne et en direct de leurs ateliers en entreprise « Dialoguer avec l'Art ». Bien installés dans votre canapé, vous passerez un moment convivial à la découverte d’une œuvre d’art. 

Si cette initiative vous intéresse, n'hésitez pas à prendre contact avec leur directeur artistique : simon.cau@artify.fr / 06 30 85 03 36 

Pour en savoir plus sur ARTIFY :  
www.artify.fr
Twitter et Instagram : @Artify_fr 
LinkedIn et Facebook : Artify (Entreprise)

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