Flexitarien : le mangeur qui se fait du bien

Ajouté le 08 nov. 2019, par Solveig Darrigo-Dartinet, diététicienne-nutritionniste, spécialisée en micronutrition
Flexitarien : le mangeur qui se fait du bien

Repas flexitarien équilibré.
Repas flexitarien équilibré.
Repas flexitarien équilibré. ©Knape

Flexitarien ? Qu’est-ce que c’est encore ce nouveau mot ? ou plutôt ce nouveau mode d’alimentation. Comme son nom l’indique, il mise sur la flexibilité mais aussi la qualité alimentaire et le respect de la planète. Bienvenue dans le modèle alimentaire du 21ème siècle !

C’est quoi un « Fléxitarien » ?

Même les dictionnaires l’ont ajouté depuis peu : « Qui limite sa consommation de viande, sans être exclusivement végétarien » ou « Mode d’alimentation principalement végétarien, mais incluant occasionnellement de la viande ou du poisson ». Pour compléter ces définitions, disons que le flexitarisme est un mode de consommation responsable, respectueux de l’environnement, qui privilégie une alimentation équilibrée et variée, en quantité raisonnée. Cette approche moins rigide que le végétarisme n’exclut aucune catégorie d’aliments, comme tout omnivore qui se respecte. Elle mise sur le végétal en priorité (légumes, légumineuses, céréales…), et préfère manger peu de produits d’origine animale (viandes, poissons, produits laitiers) mais de meilleure qualité.
Le fléxitarien se définit comme un mangeur libre et flexible, non militant, éclairé, qui savoure son alimentation autant pour son plaisir que sa santé et celle de la planète.

Flexitarisme mode d’emploi…

Basé sur le modèle alimentaire méditerranéen d’inspiration crétoise, le flexitarisme réconcilie la qualité gustative et nutritive !
Pas d’interdit ni de restriction tels qu’ils apparaissent dans les régimes.
Il s’agit plutôt de manger mieux, en rétablissant un équilibre alimentaire dont notre société de « surconsommation » s’est éloignée… Au 21ème siècle, les consommateurs payent ces débordements, mais ils peuvent agir par leurs choix alimentaires et directement dans la composition de leur assiette : lieux d’achats, origine des aliments, respect des saisons, labels bio, réduction de la viande et augmentation des végétaux…

  • Moins de viande et de poisson
    Environ 2 fois par semaine de la viande et 2 fois par semaine du poisson/fruits de mer.
     
  • Plus de végétaux
    Légumes et fruits frais de saison, fruits secs, oléagineux (noix, amandes…), légumineuses (lentilles, pois chiches…) et céréales (riz, pomme de terre, quinoa…)
    Légumineuses et oléagineux sont à consommer tous les jours, car ils sont plus riches en protéines végétales.
     
  • Plus local, naturel
    Préférer les achats d’aliments bruts non transformés ni cuisinés : au marché avec produits locaux, ou ventes directes, AMAP ou La Ruche qui dit OUI, magasins BIO…
     

Quels bénéfices ? Pour qui ?

Le flexitarisme, contrairement au végétalisme*, n’induit pas de risque de carence ou déficience en nutriments si l’alimentation reste variée et équilibrée. Tout dépend du mangeur et de la flexibilité qu’il s’accorde…
Ce mode alimentaire bien mené va d’ailleurs dans le sens des recommandations actuelles de l’OMS et du Programme national nutrition santé avec à la clé des bénéfices santé sur la prévention des maladies cardio-vasculaires, des cancers (côlon, notamment) et du diabète.
Autre avantage du flexitarisme, son coût ! Selon une étude comparative un panier couterait 21 % moins cher qu’un panier classique.
Côté environnemental, l’impact carbone d’une assiette flexitarienne est en baisse de 38% par rapport à une assiette classique française (ECO2 Initiative et WWWF France).
Bien entendu, la vigilance reste de rigueur concernant les apports en protéines pour les jeunes enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées ou immuno-déprimées.
Quant à la cuisine « faite-maison », elle reste vivement conseillée !

* l’exclusion de toutes les denrées d’origine animale entraîne des risques de carence en acides aminés essentiels (présents dans les protéines), en fer, vitamine B12, zinc et acides gras essentiels (Oméga 3).

Pour en savoir plus, des livres :

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« Végétarien, végan ou flexitarien ? ce qui est bon pour la santé » du Docteur Édouard Pélissier, aux Éditions Odile Jacob, 19,90€.
L’auteur, chirurgien en cancérologie et membre de l’Académie des sciences de New York a compilé les travaux scientifiques sur les avantages et inconvénients des régimes végétarien, végan et omnivore. Il dresse un bilan pointu et objectif sur le modèle alimentaire le plus adapté pour notre santé et celle de la planète. Très instructif !

 

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« Vous avez dit Fléxitarien ? » de Sarah Dudoy Mony et Karinne Audrousseau Sevin, aux Éditions Eyrolles, 16€.
Ce guide concocté par une diététicienne-nutritionniste et une sophrologue vous accompagne pour faire évoluer votre alimentation vers le fléxitarisme, tout en douceur, à l’aide conseils pratiques, de menus progressivement plus « verts », des recettes…mais aussi d’exercices pour gagner en vitalité et en zénitude. Très pratique !

 

Pour retrouver Solveig Darrigo-Dartinet
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