Onzième rendez-vous ARTIFY : retrouvez chaque semaine une œuvre commentée de leur artothèque

Ajouté le 25 juin 2020, par ARTIFY
Onzième rendez-vous ARTIFY : retrouvez chaque semaine une œuvre commentée de leur artothèque

La danse du Lion, Kitagawa Utamaro 1789 – Gravure sur bois polychrome, encres et couleurs – 21 x 36 cm Metropolitan Museum of Art.
La danse du Lion, Kitagawa Utamaro 1789 – Gravure sur bois polychrome, encres et couleurs – 21 x 36 cm Metropolitan Museum of Art.
La danse du Lion, Kitagawa Utamaro 1789 – Gravure sur bois polychrome, encres et couleurs – 21 x 36 cm Metropolitan Museum of Art. ©Metropolitan Museum - Succession Samuel Isham, 1914 N° D’INVENTAIRE : JP961

Pendant le confinement, Audiens Le Média s'associe avec la start-up ARTIFY pour vous proposer de découvrir chaque semaine une œuvre commentée de leur artothèque en lien avec les professions du monde de la Culture.

L’œuvre : La danse du Lion

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Aujourd’hui, le spectacle est dans la rue : accompagnée par trois musiciens qui donnent le rythme, la shishi mai ou “Danse du lion” est interprétée par plusieurs hommes dissimulés sous la tête en bois articulée et le traditionnel tissu vert et blanc. Deux femmes et leurs enfants se sont précipités à la fenêtre de la maison pour les voir.

Aussi connue que la “Danse du dragon” qui fait partie des festivités du Nouvel An asiatique, cette danse, probablement importée de Chine sous la dynastie des Tang, apporte la chance à ceux qui la suivent. On la trouve donc en bonne place dans l’ouvrage Ehon Waka Ebisu traitant des coutumes du Nouvel An japonais et illustré par les estampes de Kitagawa Utamaro.

L’artiste toutefois ne se contente pas d’un document ethnographique, il donne littéralement vie à ses personnages : au premier plan, en ajoutant un enfant “jouant” avec le lion ou une confusion entre les porteurs du tissu ; au second plan, en révélant les sentiments contrastés des spectateurs, entre l’intérêt des femmes et l’appréhension du petit enfant. Enfin, l’économie des couleurs - blanc, vert-jaune, rouge et noir – caractéristique de ce type d’Ukiyo-e met en valeur les détails délicats de la maison et de la végétation.

L’artiste : Kitagawa Utamaro 

Né à Kawagoe au Japon en 1753 et mort le 31 octobre 1806 à Tokyo au Japon.
Peintre japonais de l’époque Edo, Kitagawa Utamaro a d’abord été l’élève de Toriyama Sekien, avant de se lier d’amitié avec l’éditeur Tsutaya Jūzaburō. Excellant dans l’art de l'Ukiyo-e (estampe), il réalise d’abord la couverture d’un livre sur le théâtre Kabuki en 1775, puis illustre plusieurs livres remarquables sur la nature (insectes, oiseaux, coquillages...) entre 1788 et 1791. 
Il doit surtout sa célébrité à des portraits de femmes à la chevelure finement striée, notamment celle du Yoshiwara, le quartier des plaisirs d’Edo : Utamaro est le premier à les représenter en gros plan, et non en pied, seule ou en trio, avec une présence et une force du trait indéniable. 
Artiste reconnu, il fut cependant accusé en 1804 d'avoir porté atteinte à la dignité d’un ancien chef de guerre dans ses estampes intitulées La femme et les cinq concubines de Hideyoshi. Condamné à être menotté pendant 50 jours, il ne retrouvera jamais son talent et mourra deux ans plus tard.

Le mouvement : L'ukiyo-e

L'ukiyo-e, terme japonais signifiant « image du monde flottant », est un mouvement artistique japonais de l'époque d’Edo comprenant non seulement une peinture populaire et narrative originale, mais aussi et surtout les estampes japonaises gravées sur bois. 
Les thèmes de l’ukiyo-e sont également tout à fait nouveaux, car ils correspondent aux centres d'intérêt de la bourgeoisie : les jolies femmes et les oiran (courtisanes) célèbres, les shunga (scènes érotiques), le théâtre kabuki et les lutteurs de sumo, les yōkai (créatures fantastiques), les egoyomi (calendriers) et les surimono (cartes de vœux), le spectacle de la nature et des meisho-e (lieux célèbres). 
Alors qu'il passe au Japon pour vulgaire par sa valorisation de sujets issus du quotidien et de sa publication de masse liée à la technique d'impression de l'estampe, ce genre connaît à la fin du XIXe siècle un grand succès auprès des Occidentaux. 
L'arrivée en grande quantité de ces estampes japonaises en Europe et la naissance du japonisme influencent alors fortement la peinture européenne et, en particulier, l'école de Pont-Aven avec Camille Pissarro, Paul Cézanne, Émile Bernard puis Paul Gauguin, et les impressionnistes.

Le lieu d’exposition : Le Metropolitan Museum of Art

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Le Metropolitan Museum of Art (MET) de New York est l’un des plus grands musées d’art au monde.
L’idée de la création du musée remonte à 1870, date à laquelle plusieurs personnalités américaines, issues du milieu artistique et du milieu des affaires décident de créer un musée pour apporter l’art aux citoyens américains. Les premières collections sont présentées au cours de cette même année, avec trois collections privées en provenance d’Europe, pour un total de 174 peintures, avec notamment des œuvres de Nicolas Poussin, Giambattista Tiepolo ou encore Francesco Guardi. C’est en 1872, que le MET ouvre ses portes au public.
Les collections permanentes du MET sont exposées et gérées par dix-neuf départements indépendants, chacun d’entre eux comprenant une équipe de conservateurs spécialisés, de restaurateurs et de chercheurs.
On y retrouve les arts décoratifs américains, la peinture et la sculpture américaine, l’Antiquité du Proche-Orient, les armes et les armures, l’art d’Afrique, Océanie et Amériques, l’art asiatique, l’institut du vêtement, les dessins et les gravures, l’Antiquité égyptienne, la peinture européenne, les sculptures et arts décoratifs européens, l’antiquité grecque et romaine, l’art de l’Islam, l’art Moderne, la photographie ou encore les instruments de musique.

 

Ancien résident de la Nurserie du Réseau Culture & Innovation d'Audiens, ARTIFY est une start-up qui propose aux entreprises la première solution connectée de diffusion d’œuvres d'art numérisées.  
Elle répond ainsi aux enjeux d'amélioration de la Qualité de Vie au Travail dans un contexte de quête de sens des clients et collaborateurs.   

Afin de rompre l'isolement et de favoriser l'intelligence collective en temps de confinement, ARTIFY lance également un nouveau concept, les "ARTY HOURS". Il s'agit d'une adaptation en ligne et en direct de leurs ateliers en entreprise « Dialoguer avec l'Art ». Bien installés dans votre canapé, vous passerez un moment convivial à la découverte d’une œuvre d’art. 

Si cette initiative vous intéresse, n'hésitez pas à prendre contact avec leur directeur artistique : simon.cau@artify.fr / 06 30 85 03 36.

Pour en savoir plus sur ARTIFY :  
www.artify.fr
Twitter et Instagram : @Artify_fr 
LinkedIn et Facebook : Artify (Entreprise)

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