Quatrième rendez-vous ARTIFY : retrouvez chaque semaine une œuvre commentée de leur artothèque

Ajouté le 07 mai 2020, par ARTIFY
Quatrième rendez-vous ARTIFY : retrouvez chaque semaine une œuvre commentée de leur artothèque

Le Cirque, Suzanne Valadon 1889 – Huile sur toile – 48,5 x 60 cm – Cleveland Museum Of Art.
Le Cirque, Suzanne Valadon 1889 – Huile sur toile – 48,5 x 60 cm – Cleveland Museum Of Art.
Le Cirque, Suzanne Valadon 1889 – Huile sur toile – 48,5 x 60 cm – Cleveland Museum Of Art. ©Cleveland Museum of Art - Don de Leonard C. Hanna, Jr. / N° D'INVENTAIRE : 1958.56

Pendant le confinement, Audiens Le Média s'associe avec la start-up ARTIFY pour vous proposer de découvrir chaque semaine une œuvre commentée de leur artothèque en lien avec les professions du monde de la Culture.

Le cirque

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Quelle belle après-midi au cirque ! Sur la piste ronde de couleur ocre, les personnages emblématiques du cirque évoluent sous une haute coupole de bois tandis qu’un orchestre, installé au-dessus de l’entrée, rythme les différentes prestations. Au centre, un maître de manège, vêtu d’une queue-de-pie noire, dirige l’écuyère gracile qui s’anime sur son cheval rouge. Sur le reste de la piste, des clowns aux habits bariolés s’affairent dans un joyeux charivari, tandis qu’un couple en robe de chambre remonte la piste, certainement dans une scène comique. 
Les autres personnages attendent leur passage, accrochés aux poteaux qui encadrent la scène. Les spectateurs ne sont pas en reste dans cette effervescence ! Nous ne sommes pas à l’Opéra mais bien au Cirque ! Loin d‘être tous sagement assis, ils se déplacent, s’installent, papotent se tournent et se retournent ! Une spectatrice, installée en bas à droite, se tourne même pour nous regarder ! Un clin d’œil de l’artiste peut-être ?
Avec sa touche légère et expressionniste, la jeune Suzanne Valadon (1865-1938) traduit l’effervescence qui naît autour du Cirque, ce plaisir populaire devenu une activité incontournable de la vie parisienne dès les années 1860. Avec cette vue en profondeur, où les rangées des spectateurs construisent un effet de perspective, l’espace du cirque est représenté sans mettre en avant les circassiens par rapport à leur public. Et effet, le spectacle est total, tant au niveau des artistes qui se produisent que des spectateurs qui viennent les admirer ! Seul l’usage des couleurs, entre les tonalités pimpantes et lumineuses des costumes de spectacle et les teintes foncées des habits des spectateurs, nous propose deux registres opposés.
Il s’agit certainement du Cirque Molier, fondé en 1880 dans un hôtel élevé auprès du Bois de Boulogne et que la jeune Suzanne Valadon a fréquenté ! Née de père inconnu et d’une mère blanchisseuse, l’éducation de cette enfant pauvre, confiée à des tiers, est sommaire. Dès l’âge de 11 ans, elle enchaîne les petits emplois à Paris et au début des années 1880, travaille brièvement comme acrobate, puis trapéziste au Cirque Molier ! Sa carrière s’arrête brusquement après une chute, et cherchant un autre métier, elle devient modèle pour les artistes qu’elle côtoie (Degas, Puvis de Chavanne, Renoir, Toulouse-Lautrec). De modèle, elle deviendra elle-même artiste. Elle s’intéresse principalement aux gestes et mouvements du quotidien, comme le bain, grâce auquel elle peint les corps, la lassitude physique, la tendresse. Cette peinture de cirque reste unique dans sa production.

L’artiste

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Suzanne Valadon, née le 23 septembre 1865 à Bessines-sur-Gartempe et morte le 7 avril 1938 à Paris.
Peintre autodidacte, Suzanne Valadon est une exception par la qualité de son œuvre ainsi que son parcours social et artistique. En 1883, elle donne naissance à un enfant, Maurice, le futur peintre Utrillo, du nom du journaliste qui le reconnaîtra en 1891. Très vite, son fils devient l’un de ses modèles préférés, et elle dessine de multiples scènes familiales. 
En 1894, soutenue par le sculpteur Paul-Albert Bartholomé, elle expose cinq dessins au Salon de la Société Nationale des Beaux Arts. Degas acquiert l’un d’entre eux, puis lui enseigne la gravure en taille-douce sur sa propre presse. Ses dessins et eaux-fortes sont vendus par le galeriste Le Barc de Boutteville et Ambroise Vollard édite ses gravures. 
En 1909, elle s’installe à Montmartre avec Maurice et son compagnon, le peintre André Utter. Davantage concentrée sur la peinture, elle est inspirée par le corps nu d’Utter : Avec Adam et Ève (1909), elle est la première artiste à oser le nu masculin, peint de face. Cette toile est, en soi, une déclaration de modernité, voire de révolution dans les mœurs, car l’artiste se donne à voir totalement nue, ainsi que l’homme, objet de son désir. 
En 1920, consécration de ses pairs : elle est nommée sociétaire du Salon d’automne ; quelques-unes de ses œuvres sont en vente à l’hôtel Drouot. En 1923, Robert Rey publie sa première monographie. La même année, elle se permet de revisiter le thème de l’odalisque, cher à ses confrères masculins, en faisant de la femme allongée, une femme d’âge mûr, moderne, habillée d’un pantalon de pyjama et d’un caraco, en train de fumer, tout à ses pensées, alors que deux livres sont à portée de sa main (La Chambre bleue). 
En 1929, la galerie Bernier accueille une rétrospective de ses dessins et gravures. Son travail est montré en Europe et outre-Atlantique. À partir de 1933, il lui devient difficile de peindre, elle se cantonne donc au dessin. À la demande du groupe des Femmes artistes modernes, elle est régulièrement présente à leur salon. En 1937, l’État achète plusieurs de ses œuvres, faisant du modèle autodidacte l’égale des peintres pour lesquels elle avait si longtemps posé. Elle meurt l’année suivante.
Catherine Gonnard - Extrait du Dictionnaire universel des créatrices © 2013 Des femmes – Antoinette Fouque

Le mouvement

Le postimpressionnisme caractérise une période de l'histoire de l'art moderne et de la peinture en particulier, située entre la fin des années 1880 et, par convention, l'année 1910. Ce n'est pas un courant mais la constatation par la critique que l'impressionnisme, pressenti dès la fin du Second Empire, est arrivé à ses limites.
Il laisse place à quantités de nouveaux styles et mouvements comme le pointillisme, le synthétisme, le symbolisme, les nabis, etc., autant de groupes qui sont aussi le fruit d'amitiés ou de batailles intenses entre les peintres entre eux, les critiques, les galeristes, les mécènes, créant du même coup, une énergie nouvelle. Le postimpressionnisme précède l'arrivée des avant-gardes artistiques du début du XXe siècle. 

Le lieu d’exposition : Cleveland Museum Of Art 

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Le musée a ouvert ses portes le 6 juin 1916, après de nombreuses années de planification. Sa création a été rendue possible par les industriels de Cleveland Hinman B. Hurlbut, John Huntington et Horace Kelley, qui ont tous légué de l’argent spécialement pour un musée d’art, ainsi que par Jeptha H. Wade II, dont la propriété de Wade Park a été donnée pour le site. Le bâtiment néoclassique original en marbre géorgien blanc a été conçu par le cabinet de Cleveland Hubbell & Benes. Situé au nord de la lagune de Wade, il constitue l’axe principal du jardin des beaux-arts de la ville.

Trois étapes importantes ont été franchies en 1958. Le 4 mars, la première extension importante a doublé la taille du musée. Au cours de l’année, le musée a également reçu un important legs de Leonard Hanna Jr., qui a fourni les fonds nécessaires pour fonctionner dans le cadre de la collecte d’œuvres nationales et internationales. Le Dr Sherman Emery Lee est devenu le troisième directeur du musée. Lee reste connu pour son long mandat en tant que directeur et pour le développement de la collection asiatique du musée, qui figure parmi les meilleures du pays. Durant son mandat, une autre aile, développée par l'architecte de renom Marcel Breuer, a ouvert ses portes en 1971.

La renommée du musée vient des collections précolombiennes, médiévales et asiatiques, mais il dispose aussi de fonds en peintures européennes du 17 au 19e siècle, en photographie et en art moderne. Il possède une collection de plus de 60 000 objets, une bibliothèque, un restaurant et l'entrée est gratuite pour le public.

 

Ancien résident de la Nurserie du Réseau Culture & Innovation d'Audiens, ARTIFY est une start-up qui propose aux entreprises la première solution connectée de diffusion d’œuvres d'art numérisées.  
Elle répond ainsi aux enjeux d'amélioration de la Qualité de Vie au Travail dans un contexte de quête de sens des clients et collaborateurs.   

Afin de rompre l'isolement et de favoriser l'intelligence collective en temps de confinement, ARTIFY lance également un nouveau concept, les "ARTY HOURS". Il s'agit d'une adaptation en ligne et en direct de leurs ateliers en entreprise « Dialoguer avec l'Art ». Bien installés dans votre canapé, vous passerez un moment convivial à la découverte d’une œuvre d’art. 

Si cette initiative vous intéresse, n'hésitez pas à prendre contact avec leur directeur artistique : simon.cau@artify.fr / 06 30 85 03 36 

Pour en savoir plus sur ARTIFY :  
www.artify.fr
Twitter et Instagram : @Artify_fr 
LinkedIn et Facebook : Artify (Entreprise)

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