Septième rendez-vous ARTIFY : retrouvez chaque semaine une œuvre commentée de leur artothèque

Ajouté le 28 mai 2020, par ARTIFY
Septième rendez-vous ARTIFY : retrouvez chaque semaine une œuvre commentée de leur artothèque

La Lecture (Edma lisant ou L’ombrelle verte) – Berthe Morisot 1873 – Huile sur toile – 65,5 x 92,5 cm – Cleveland Museum of Art. Portrait de Berthe Morisot avec un bouquet de violettes – Edouard Manet.
La Lecture (Edma lisant ou L’ombrelle verte) – Berthe Morisot 1873 – Huile sur toile – 65,5 x 92,5 cm – Cleveland Museum of Art. Portrait de Berthe Morisot avec un bouquet de violettes – Edouard Manet.
La Lecture (Edma lisant ou L’ombrelle verte) – Berthe Morisot 1873 – Huile sur toile – 65,5 x 92,5 cm – Cleveland Museum of Art. Portrait de Berthe Morisot avec un bouquet de violettes – Edouard Manet. ©Cleveland Museum of Art - Don du Hanna Fund

Pendant le confinement, Audiens Le Média s'associe avec la start-up ARTIFY pour vous proposer de découvrir chaque semaine une œuvre commentée de leur artothèque en lien avec les professions du monde de la Culture.

L’œuvre : La lecture

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C’est l’été. Edma est sortie en robe légère, armée d’un éventail, d’un petit chapeau à ruban vert émeraude, et d’une ombrelle verte, jetée négligemment dans l’herbe. Elle s’est assise sur une couverture ou un châle ponctué de rouge, afin de ne pas se salir. Absorbée par sa lecture, elle ne remarque pas la carriole qui passe sur le chemin.

L’un des modèles favoris de Berthe Morisot n’est autre que sa sœur Edma, qui possède, à l’époque, une propriété à Maurecourt dans les Yvelines. Il s’agit d’un tableau peint en extérieur, tel que l’ont imposé les Impressionnistes à la fin du XIXe siècle au grand dam des peintres d’atelier. Mais ce qui intéresse l’artiste est ici moins de rendre le paysage que de travailler sur son personnage central et d’étudier les effets de la lumière.

Ainsi la robe vaporeuse d’Edma est-elle une merveille de délicatesse et de fraîcheur : le fond blanc et gris brossé à grands coups de pinceau s’orne de minuscules touches rapides de bleu, rose, mauve, vert et gris évoquant un semis de fleurs stylisées. Et même si le visage semble à peine esquissé ou réalisé avec une peinture plus fluide (proche du rendu des pastels), il n’en dégage pas moins une douceur et une tendresse infinies.

Cette œuvre, choisie pour faire partie des quatre peintures à l’huile exposées lors de la première exposition impressionniste de 1874, a révélé tout le talent de Berthe Morisot, l’une des rares femmes de ce mouvement, avec Mary Cassatt. Même si les critiques portées sur ce nouveau style de peinture furent nombreuses, s’en prenant notamment à Claude Monet, Berthe eut de nombreux soutiens et vendit douze toiles l’année même du salon.

L’artiste : Berthe Morisot

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Née le 14 janvier 1841 à Bourges – Décédée le 2 mars 1895 à Paris
Elevée dans une famille bourgeoise - son père est préfet et sa mère une petite-nièce du peintre Jean-Honoré Fragonard - Berthe Morisot étudie très tôt la peinture avec sa sœur Edma. Elle fréquente le Louvre où elle rencontre Fantin-Latour, puis Joseph-Benoît Guichard, élève d’Ingres et de Delacroix. Mais c’est grâce à Corot qu’elle commence à peindre en plein air, en Normandie et en Bretagne, à une époque où l’art se pratique en atelier. 
Berthe expose au salon de 1864 à 1873. C’est aussi le moment où elle rencontre Edouard Manet vers 1867, qui deviendra son beau-frère et l’un de ses plus fidèles amis. De fait, de son mariage avec Eugène Manet en 1874 naît une petite fille, Julie, qui sera une source d’inspiration inépuisable comme en témoigne Le berceau, l’une de ses œuvres les plus connues. Après le Salon controversé de 1873, un groupe d'artistes composé de Monet, Pissarro, Sisley, Degas, crée la Société anonyme des artistes peintres, sculpteurs et graveurs à laquelle Berthe adhère assez vite. Dès lors, elle expose avec les Impressionnistes dont elle devient un membre important. 
Dans sa maison, elle accueille Renoir, Degas, Mary Cassatt, et Stéphane Mallarmé… Dessinatrice talentueuse, fine coloriste, Berthe Morisot s’est essayé vers la fin de sa vie aux pastels, aquarelle, lithographie, sculpture, pointe sèche. Elle tombe malade mi-février 1895. Et c’est une congestion pulmonaire, ou une grippe, qui l’emporte le 2 mars 1895. Malgré le nombre incroyable de tableaux qu’elle a produit, le certificat de décès mentionne : « Sans profession ».

Le mouvement : L'impressionnisme, une rupture lumineuse 

Le mot « impressionnisme » a d'abord été utilisé ironiquement par le critique d'art Louis Leroy pour moquer la peinture de Monet intitulée Impression soleil levant : « Que représente cette toile ? Impression ! Impression, j’en étais sûr. Je me disais aussi puisque je suis impressionné, il doit y avoir de l’impression là-dedans. ».
Néanmoins le groupe dit des Impressionnistes (Monet, Manet, Degas, Renoir, Pissarro, Berthe Morisot...) survit à cette première exposition de 1874 organisée chez le photographe Nadar. Ces artistes vont défier la peinture académique en cherchant à rendre l'effet de la lumière plutôt qu'en s'attachant aux détails et à la netteté des formes. Ils ne vont pas hésiter à peindre « sur le motif », c'est à dire à l'extérieur, et à décliner le même sujet plusieurs fois. Ainsi dans les années 1880, Monet fait les premières peintures en série avec ses Meules ou ses Cathédrales de Rouen.
Si l'Impressionnisme est considéré comme le premier mouvement moderne c'est que les artistes ne s'intéressent plus aux sujets historiques de la Grande peinture. Ils s'attachent davantage aux problèmes optiques et aux enjeux picturaux en observant les variations de la lumière naturelle à la manière de scientifiques.

Le lieu d’exposition : Cleveland Museum Of Art

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Le musée a ouvert ses portes le 6 juin 1916, après de nombreuses années de planification. Sa création a été rendue possible par les industriels de Cleveland Hinman B. Hurlbut, John Huntington et Horace Kelley, qui ont tous légué de l’argent spécialement pour un musée d’art, ainsi que par Jeptha H. Wade II, dont la propriété de Wade Park a été donnée pour le site. Le bâtiment néoclassique original en marbre géorgien blanc a été conçu par le cabinet de Cleveland Hubbell & Benes. Situé au nord de la lagune de Wade, il constitue l’axe principal du jardin des beaux-arts de la ville.
Trois étapes importantes ont été franchies en 1958. Le 4 mars, la première extension importante a doublé la taille du musée. Au cours de l’année, le musée a également reçu un important legs de Leonard Hanna Jr., qui a fourni les fonds nécessaires pour fonctionner dans le cadre de la collecte d’œuvres nationales et internationales. Le Dr Sherman Emery Lee est devenu le troisième directeur du musée. Lee reste connu pour son long mandat en tant que directeur et pour le développement de la collection asiatique du musée, qui figure parmi les meilleures du pays. Durant son mandat, une autre aile, développée par l'architecte de renom Marcel Breuer, a ouvert ses portes en 1971.
La renommée du musée vient des collections précolombiennes, médiévales et asiatiques, mais il dispose aussi de fonds en peintures européennes du 17 au 19e siècle, en photographie et en art moderne. Il possède une collection de plus de 60 000 objets, une bibliothèque, un restaurant et l'entrée est gratuite pour le public.

 

Ancien résident de la Nurserie du Réseau Culture & Innovation d'Audiens, ARTIFY est une start-up qui propose aux entreprises la première solution connectée de diffusion d’œuvres d'art numérisées.  
Elle répond ainsi aux enjeux d'amélioration de la Qualité de Vie au Travail dans un contexte de quête de sens des clients et collaborateurs.   

Afin de rompre l'isolement et de favoriser l'intelligence collective en temps de confinement, ARTIFY lance également un nouveau concept, les "ARTY HOURS". Il s'agit d'une adaptation en ligne et en direct de leurs ateliers en entreprise « Dialoguer avec l'Art ». Bien installés dans votre canapé, vous passerez un moment convivial à la découverte d’une œuvre d’art. 

Si cette initiative vous intéresse, n'hésitez pas à prendre contact avec leur directeur artistique : simon.cau@artify.fr / 06 30 85 03 36.

Pour en savoir plus sur ARTIFY :  
www.artify.fr
Twitter et Instagram : @Artify_fr 
LinkedIn et Facebook : Artify (Entreprise)

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